Dès mon arrivée à Toulouse en 1976, évoluant dans le quartier du Monument au Morts sur le Boulevard Strasbourg, à Sud Radio Rue Caraman, depuis chez moi dans l’Avenue Jean Rieux, mon travaille me menait très souvent au Centre Spatial de Toulouse. C’était la porte à côté, trop facile pour plonger dans mon centre d’intérêt principal.

Dans la même direction, il y avait aussi Matra Marconi Space et quelques années plus tard la Cité de l’Espace. Tout cette petite banlieue ‘spatiale’ était aussi bien plus proche que les usines de l’Aérospatiale, le siège d’Airbus et les pistes de Blagnac où j’effectuais également de nombreux reportages. Mais ma boussole me menait surtout vers l’Est.

De 1976 jusqu’à mon départ de Sud Radio, puis en tant que journaliste spécialisé dans le secteur spatial avec ma société go-Ariane, j’ai énormément travaillé sur les sujets du CNES pour notre “Radio du Grand Sud” et pour mes correspondances envoyés à divers clients radio anglo-saxons, en Angleterre et à travers le monde. Par la suite j’ai contribué directement en tant que journaliste-consultant pour les services de communication de l’établissement. Soutenu par des gens qui avaient confiance en moi.

Jusqu’à ma retraite, j’ai vu passer 8 des 12 présidents du Centre National d’Études Spatiales. Le premier que j’ai rencontré, mais pendant seulement quelques mois, fut Maurice Lévy. C’est en sa compagnie que j’ai fait mon premier voyage en Guyane. Puis j’ai très bien connu ses successeurs jusqu’à Jean-Yves Le Gall. De solides relations se sont crées avec la plupart, et bien des grands événements vécus à leurs côtes. Sans oublier avec leurs différents directeurs-généraux et bien-sur les directeurs du CST.

Ci-dessus de gauche à droite : Celui qui ma le plus marqué, par sa personnalité très courtoise, son humilité et grande attention pour les journalistes spécialisés a été sans aucun doute Hubert Curien. Mes collègues journalistes “du spatial” et moi avions tous un très grand respect pour “ce père du spatial”. Anecdote : Nous avons été coincés une nuit au Pic du Midi par une tempête de vents violents et de neige. Avec Jacques-Louis Lions, autre anecdote: J’ai effectué un retour de Guyane après le lancement du premier Hispasat dans des conditions de vol très mouvementés, avec les éclairs de foudre et secousses lors du vol de DC10 avec Ibéria. René Pellat était sympathique mais assez distant. Encore plus difficile, André Lebeau d’après mes impressions générales, n’était pas un des présidents les plus appréciés, évoquant des théories dérangeantes, par exemple de se débarrasser des déchets nucléaires en les envoyant dans l’espace. Par contre, j’ai beaucoup apprécié Alain Bensoussan, et Yannick D’Escatha. Enfin, mes relations avec Jean-Yves Le Gall, que j’avais rencontré avant même sa présidence, ont été en dents de scie, par sa distanciation voulue, et par une suite compliquée lors de son passage à la tête d’Arianespace pour laquelle j’ai effectué plus d’une quinzaine de commentaires de lancements.

Le 19 décembre 1961, le Général de Gaulle signe la création du Centre National d’Études Spatiales. [Photo de CNESMAG – numéro spécial à gauche, qui vaut bien la peine de lire!]

Alors que le CNES fête donc ses 60 ans, je suis fier d’avoir travaillé avec et pour le CNES pendant près de 40 ans. Je suis donc rempli de nostalgie en me souvenant de toutes les missions et projets dont j’ai rendu compte et sur lesquels j’ai contribué modestement aux activités du spatial français.

Ces missions m’ont conduit dans tous les centres du CNES : de Toulouse, au siège à Paris, à Evry, au centre des ballons à Aire-sur-Adour, et bien sûr à Kourou qui était la destination favorite.

Cette liste est surement incomplète, et en la créant, je me souviens que j’ai également travaillé sur le Droit de l’Espace, et celui de la pollution dans l’orbite terrestre, deux sujets encore plus d’actualité aujourd’hui. Je rajoute le satellite SMOS, un des premiers satellites à s’attaquer au problèmes climatiques avec l’étude de l’humidité des sols et de la salinité des océans.

Ce récapitulatif n’inclut pas les missions pour l’Agence Spatiale Européenne, Eumetsat et la NASA avec souvent des instruments fournis par le CNES et des équipes scientifiques françaises. Columbus, METOP-1, MSG-1 et 2, ERS, Envisat, Spacelab, SOHO, Clusters-1et 2, Smart, Mars-Express, Venus Express, Rosetta, XMM-Newton et Huygens, Herschel, Planck, Intégral, Galileo, les série des ATV…

Aux noms déjà cités, j’ajoute ici quelques gens du CNES que j’ai particulièrement apprécié lors des différentes époques et missions: sans aucun ordre, Jean-Claude HUSSON, Michel VIELLEFOSSE, Daniel METZLÉ, Philippe COLLOT, Jacques BLAMONT, Marc PIRCHER, Antonio GUELL, Jean-Jacques VELASCO (eh oui, j’ai aussi planché sur les OVNIs!), Michel MIGNOT, Hélène DONNADIEU, Thierry VALLÉE, Claudie PELLAT, Yves DEJEAN… et j’en oublie certainement beaucoup d’autres, MAIS pas bien sûr, “notre chère” Eliane MOREAUX

Crédit images : Le CNES, les industriels du secteur, Arianespace, l’ESA et collection personnelle.

Updated/maj. 14-12-2021

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