On s’apercevait rapidement des journées qui raccourcissaient. Mais les ciels bleus, le manque de pluie, sècheresse persistante et les températures agréables entretenaient l’illusion d’une saison d’été qui se prolongeait.

Vient alors – tous les météorologues le rappelaient – l’équinoxe d’automne, comme une date fatidique qui change tout. Alors oui, on se mettait à table pour le souper, et vers 19H15, on se dit : “Mais on ne voit pas grand chose”. Et contre nos soucis constant d’économies d’énergie, on met une lumière.

Mais ce samedi 24 septembre, avant qu’on se mette à table, la lumière sur la vallée revêt un très bel aspect, de couleurs d’un coucher de Soleil avec vers le sud-est un ciel très “imagé”, panoplie de couleurs du bleu foncé sombre sur l’horizon, comme annonciateur d’orage, et au-dessus des bleus, gris et blancs sur une variété de formations nuageuses.

Paulette aussi remarque, par la fenêtre de la cuisine, cette scène comme un tableau, une peinture de la nature qui se présente. Je fais demi-tour chercher un appareil, le plus proche l’iPhone (*), pour prendre une photo et je sors à l’extérieur. J’immortalise cette belle soirée, quasi-première de l’automne. Les images prises rendent bien cette sensation d’un moment d’exception. Si images réussis, à partager.

En me déplaçant je prends des images de différents endroits pour vérifier les vues, voir aussi si un ou des orages peuvent venir sur nous. Mais comme c’est souvent le cas, les cieux les plus sombres, gris-noirs, sont au loin, surement sur les environs de Toulouse ou bien plus au nord, vers la Dordogne. Et rien qui semble venir de l’ouest où le ciel est gris-clair.

Cette nuit là j’entends la pluie, crépitement doux sur le velux. Au lit, je me mets une couverture, et Ermès trouve sa position habituelle de bouillotte. On ressent la fraicheur des températures plus basses.

Le lendemain matin, sur son balcon de fenêtre ouverte avec vue sur la terrasse, Ermès fait la boule. Seule, une pointe d’oreille sort de sa fourrure. C’est bien la confirmation que l’automne, oui, est bien arrivé.

(*) On me dira: “Et le Nikon?”. Je ne suis pas sûr que j’aurais fait mieux, avec le danger de tenter des réglages et perdre de précieuses minutes avec cette scène qui risquait de vite changer.. Ce soir la simplicité et la qualité du smartphone ont été suffisants.

Updated/maj. 28-09-2022

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