Colette

Elle avait une passion pour les chats et surtout le Chartreux, Colette (1873-1954).
« A fréquenter le chat, on ne risque que de s’enrichir. Serait-ce par calcul que depuis un demi-siècle je recherche sa compagnie ? »
(A gauche, la main de Colette, Photo de Walter Rimot, 1934)

« Je dors, je dors…Une secousse électrique me dresse parfois, – je gronde sourdement comme un tonnerre lointain, – puis je retombe… Même à l’heure où je me réveille tout à fait, vers la fin du jour, je semble absent et traversé de rêves; J’ai l’oeil vers la fenêtre, l’oreille vers la porte… » [Extrait du « Matou », La paix chez les bêtes].

« On dirait que je dors, parce que mes yeux s’effilent jusqu’à sembler le prolongement du trait velouté, coup de crayon hardi, maquillage horizontal et bizarre, qui unit mes paupières à mes oreilles. Je veille pourtant. Mais c’est une veille de fakir, une ankylose bienheureuse d’où je perçois tout bruit et devine toute présence… » [Extrait de « Douze dialogues de bêtes »]

« Nos compagnons les plus parfaits n’ont jamais moins de quatre pattes. »… « De la confiance mentale, du murmure télépathique »… « En s’associant avec un chat, on ne fait que prendre le risque d’être plus riche »… »Le temps passé avec un chat n’est jamais perdu »