Texte de Sylvie Decobert sur FB le 19/4/2020 – « Quand on se concentre sur le minuscule, souvent, notre univers s’agrandit » 🌞🌞

Plus les jours passent et plus mon attention est attirée par les petits détails minuscules…

Déjà en temps normal, je peux être facilement attirée par un infime motif étoilé de ma robe, tel brin d’herbe au velouté vert parfait, la brillance de la anse de ma tasse de thé, la texture d’une broderie du rideau de fenêtre… Comme si au monde réel, perçu d’emblée par tous, se superposait un deuxième monde, plus secret et plus complexe, que je serai peut-être la seule à percevoir. C’est dans ce monde là que je puise le plus souvent mon inspiration d’artiste, voire même mon inspiration tout court et la force vitale d’avancer.

Je constate au fil des jours de confinement, privée de toute sollicitation extérieure, que cette capacité de concentration s’affine, une acuité encore plus fine se développe, mon horizon des minuscules détails s’accroît de jour en jour. Comme si, mon environnement immédiat étant réduit par le confinement, mon univers interne s’élargissait, lui, à l’infini…

Je peux passer ainsi une heure à la contemplation d’un tracé de fourmi, le sommeil d’un chat, le rouge d’une fraise, regarder le brin d’herbe fixement et devenir ce brin d’herbe, sentir la palpitation de la vie en lui… Ma maison aussi n’en est que plus vivante, elle devient une alliée, un abri, une protection… Cela pourrait en être inquiétant 😉

Mais j’y vois plutôt l’occasion de comprendre une chose essentielle: quelles que soient les conditions extérieures, la difficulté de vivre, nous portons tous en nous cette capacité de nous projeter vers notre force vitale, celle qui donne un sens et de la valeur à notre existence.

Prenez soin de vous ❤️

Updated/maj. 20-11-2021

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