Francesca Woodman (1958-1981) – Untitled, Providence, Rhode Island, 1976-77

Woodman se dissimule dans ses photographies. Dans sa volonté de rendre visible littéralement la folie, Woodman exalte le désir de disparaître. « Les choses du réel ne me font pas peur, seulement celles qui sont au fond de moi. » (Remarque à contrario : Ce que Lacan nommait réel, c’est justement ce qui gît au fond de soi…et ça, ça fait très peur !)

Cette quête métaphysique d’elle-même, étrange pour une si jeune fille, l’amène aux frontières du cri en photographie, et son corps le plus souvent nu est le sacrifice à la nuit, l’autel de la connaissance intime.

Entre un certain voyeurisme et une immense fragilité, elle se dérobe au désir que suscite la représentation du nu féminin et provoque le désarroi de celui qui regarde ses images.

Et ses images semblent encore flotter dans l’espace, images écrites sur le mur et en sortant pour nous dire l’imperceptible des choses. Elle est à jamais la photographe de la fugacité.

Quelle inspiration créatrice… et perturbatrice!

Could be titled : “Near-death-experience”

Thanks to Jeanne Ingrassia

Updated/maj. 31-08-2020

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