Attiré par le réalisateur que j’ai toujours apprécié, son film de 2019, que j’ai vu pour la première fois et bien apprécié sur France 2 ce dimanche. Beaucoup de raisons. Bien décrites dans une revue ci-dessous trouvée sur Allo-Ciné, contribution de “L’AlsacienParisien” avec laquelle je suis absolument en harmonie.

D’autant qu’un élément du scénario, alors que je suivais le film avec ma Bluebelle sur les genoux, est un chaton blanc perdu par l’un, retrouvé par l’autre, annonce subtile de l’éventuelle rencontre qui chassera la solitude des deux principaux personnages. J’ai beaucoup apprécié les descriptions des deux psychologues, aux approches Freudiennes et Lacaniennes que j’ai rencontré dans ma propre vie.

Également la critique sévère de ces vies dominées par la vacuité des réseaux sociaux, et enfin les dialogues merveilleux du marchand de produits exotiques, articles aux arguments de vente “de bonne qualité mais plus couteux” et qui proviennent de sources toutes multi-culturales. Génial.

Ana Girardot

L’opinion du lecteur de AlloCiné, L’AlsacienParisien

” Voilà un film qui fait du bien au moral et qui devrait être vu par le plus grand nombre. Au départ, on sait pas trop où le scénario nous emmène car sa simplicité s’apparente d’avantage à une idée astucieuse de court-métrage plutôt qu’à un long. Mais force est de constater que c’est parce qu’il ne se passe pas grand chose qu’il capte toute notre attention ! En effet, “Deux moi”, c’est le miroir d’une génération de trentenaire pommés, connectés, malheureux sans le savoir et mauvais dans les rapports humains. Même si on est pas en pleine dépression, comme le sont les deux personnages principaux, on se reconnait et la morale porteuse d’espoirs fait son effet. Les décors parisiens, si on y habite, contribuent beaucoup à cette identification. Il y a d’ailleurs une certaine poésie qui s’en dégage. Cédric Klapisch signe un très beau film, juste et sensible, léger et direct. La comédie romantique, ici, n’a pas encore eu lieu, mais nous raconte les prémices d’une folle histoire d’amour où il faut d’abord apprendre à s’aimer soi-même avant d’aimer les autres. François Civil et Ana Girardot sont touchants et drôles, totalement à côté de la plaque ! Camille Cottin et François Berléand, dans le rôle de leur psychologue respectif, apportent une nuance décalée et subtile. En sortant, je trouvais le film anecdotique, presque sans intérêt mais “Deux moi”, sans que je m’y attende, reste en tête des jours et des jours après la séance. Il questionne notre rapport à la vie, à l’amour, aux autres, à nos valeurs, à la famille. Il pousse notre entrain et notre optimisme a prendre le dessus, à voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide ! Un peu comme le ferait une thérapie, sauf que là, ça coûte 12 euros et que ça dure moins de deux heures.”

Updated/maj. 28-03-2022

Vues : 14