Quand on gère un projet de l’ampleur scientifique et technologique du télescope Webb il faut être totalement fou!

Lorsque l’observatoire a été lancé le jour de Noël, il restaient 344 points uniques de faille dans les procédures de déploiement qui ne devaient pas échouer pour assurer le succès. La mission ne faisait que commencer.

Aujourd’hui, 75% de ces pannes potentielles ont été écartées: il ne reste que 86 moments cruciaux après le déploiement ces deux derniers jours des pare-soleils, cinq couches ultra minces de Kapton, espacées les une des autres, pour que du coté Soleil à 85°C les instruments scientifiques puissent fonctionner à des températures ultra-basses à -233°C pour capter les rayons infra-rouge.

Ces “ombrelles géantes” n’avaient été testés au sol qu’AVEC la gravité terrestre. Là, elles ont été déployées et tendus, en deux jours  en l’absence de forces de gravité, des manipulations dirigées depuis le centre des opérations de Webb. Un immense soupir de soulagement et des concepteurs ingénieurs et fabricants qui peuvent célébrer.

Quand on considère la surface que représente ces voiles, l’équivalent d’un court de tennis) et leur épaisseur, moins d’un cheveu, c’est effectivement comme un miracle.

Essais au sol de déploiement des 5 couches des pare-soleils.

A ce jour, Webb est à plus de 945.000 km de la Terre et a parcouru 65% de son chemin vers sa destination…

Cette étape franchie, la prochaine se prépare: la mis en place du miroir secondaire (qu’on voit ci-dessous replié contre le miroir primaire) et qui sera déplié (à gauche) à une distance 8 mètres. Encore un moment de suspense.

Updated/maj. 05-01-2022

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